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Loi sur la responsabilité délictuelle

Adi Berger

Le domaine du droit de la responsabilité délictuelle est un domaine très vaste qui traite de situations délictuelles, de différentes circonstances dans lesquelles un dommage a été causé.  La question se pose alors de savoir à qui incombe la responsabilité du dommage survenu. La répartition des risques entre les divers délinquants et, dans certains cas appropriés, entre le délinquant et la partie lésée, fait partie intégrante de la politique en matière de responsabilité délictuelle. Imposer une responsabilité en responsabilité délictuelle signifie que l’auteur du délit, c’est-à-dire : la personne responsable du dommage, supportera le fardeau financier des dommages de la partie léséLe monde du droit de la responsabilité délictuelle comprend de nombreux domaines secondaires, notamment : la négligence médicale, les accidents scolaires, les accidents de la route, les négligences des autorités locales, les blessures corporelles, les dommages matériels, etc.

Responsabilité délictuelle

Dans cet article rédigé par un avocat de notre cabinet, nous vous expliquerons ce qu’est la responsabilité délictuelle avec des exemples à l’appui et nous parlerons de la responsabilité en cas de dommages.

La source juridique – l’ordonnance sur les délits

L’Ordonnance sur les délits (nouvelle version), 1968 (ci-après : l ‘ »Ordonnance sur les délits ») est la principale loi qui régit le droit de la responsabilité délictuelle en Israël. Parallèlement, il existe d’autres textes législatifs qui régissent d’autres domaines du droit de la responsabilité délictuelle (pour les accidents de la route par exemple).

L’ordonnance sur les délits détaille les différents actes répréhensibles. Les actes répréhensibles sont des comportements interdits qui établissent la responsabilité délictuelle.

Actes répréhensibles délictuels

Les types d’actes illicites se divise en deux catégories : les délits spécifiques et les délits cadre. Pour que la conduite de toute personne ou de tout corps soit considérée comme un acte illicite, et pour pouvoir intenter un procès contre elle, elle doit remplir les conditions de répréhensibilité.

Parmi les délits spécifiés dans l’ordonnance sur les délits, nous mentionnerons les délits suivants : la séquestration, l’intrusion sur des biens immobiliers, l’intrusion sur des biens meubles, les agressions, les dommages causés par un chien, la nuisance et la violation de contrat.

Par exemple, l’intrusion sur un bien immobilier est définie comme une entrée illégale dans un bien immobilier, un dommage ou l’ingérence illégale d’une personne dans un immeuble. Cependant, il a été expressément indiqué qu’aucune indemnité ne peut être demandée pour intrusion dans un bien immobilier si aucun dommage matériel n’a été causé. Autrement dit, les termes de l’article exigent la preuve des dommages causés au demandeur.

Contrairement aux délits spécifiques, les délits cadres n’indiquent pas qu’un comportement ou un autre puisse établir la responsabilité délictuelle, mais ils établissent plutôt des règles de principe selon lesquelles chaque affaire sera examinée, et il sera décidé ensuite si la responsabilité doit être imposée. Les deux délits cadre en vertu de l’ordonnance sur les délits sont : la négligence et le manquement à une obligation légale.

Négligence

La négligence est le délit cadre le plus courant dans les réclamations en responsabilité délictuelle et est définie à l’article 35 de l’ordonnance sur les délits délictueux. En vertu de ce délit, il faut examiner si une personne ou un facteur donné a fait preuve de négligence envers une autre personne et si le résultat de cette négligence a causé un préjudice à cette dernière.

En vertu de l’article 35 de l’ordonnance, quatre critères cumulatifs doivent être remplis, au moyen desquels il sera possible de déterminer si l’auteur du délit a fait preuve de négligence envers la partie lésée-plaignante :

  1. Existe-t-il un devoir de diligence envers la partie lésée ? Le concept

de devoir de diligence comprend une obligation conceptuelle de diligence et une obligation concrète de diligence. Devoir conceptuel de diligence – une obligation générale de diligence entre l’organisme nuisible et la partie lésée. Devoir concret de diligence – Cette obligation est examinée en fonction des circonstances de chaque cas. La question est de savoir si, dans les circonstances de l’incident, il existe un devoir de diligence de la part du défendeur envers la partie lésée du plaignant. Ce droit de diligence est examiné de façon à élucider si une « personne raisonnable » aurait dû s’attendre, dans les mêmes circonstances, à ce que son acte ou son omission cause un préjudice à la partie lésée. Par exemple, tous les dommages causés à un patient pendant une intervention chirurgicale ne mèneront pas à la conclusion qu’il y a eu faute médicale de la part du chirurgien et/ou du personnel. Le tribunal examinera la question de savoir si, dans les circonstances de l’affaire, un médecin raisonnable aurait agi de la même manière.

  1. L’obligation de diligence a-t-elle été violée ? Cet examen a pour but d’examiner si l’auteur du délit a dévié de la norme de diligence qui lui est imposée, puisque devoir il y a de prendre des précautions raisonnables pour éviter les dommages.
  1. Le demandeur a-t-il subi un dommage du fait du manquement à une obligation ?– le dommage peut être tant matériel que moral – douleur et souffrance, détresse mentale, etc.
  2. Y a-t-il un lien de causalité entre le manquement au devoir et le dommage ? – cette question est complexe dans la plupart des cas. Un avocat en responsabilité délictuelle qui prépare l’affaire devra prouver au tribunal qu’il existe un lien de causalité factuel ainsi qu’un lien de causalité juridique

Lien de causalité factuel : Existence d’un lien factuel entre l’acte de négligence et le résultat. Causalité juridique – examen des points de vue normatifs.

Si le lien de causalité a été prouvé, l’étape suivante consiste à prouver le dommage causé au plaignant. L’avocat représentant le plaignant prouvera généralement le dommage par des évaluations médicales et des avis dans d’autres domaines – le tout en conformité avec l’objet de la réclamation et des dommages causés.

Manquement à l’obligation légale 

Ce délit est défini à l’article 63 de l’ordonnance. Il examine la question de savoir si l’auteur du délit a violé une obligation légale visant à protéger la partie lésée, les personnes en général ou les personnes du type de la partie lésée, et si le manquement à l’obligation a causé un préjudice du type de celui que la législation entendait et en raison de négligence de l’auteur.

Par exemple, selon la loi (Ordonnance municipale – article 235 (2)), l’autorité locale est responsable du drainage dans des rues relevant de sa compétence. L’autorité locale s’acquitte de ses obligations elle-même ou par une autorité locale de drainage. En cas de dommage, d’inondation et de blessure d’un résident, la question sera examinée si l’autorité a violé une obligation légale et si elle a agi avec le soin nécessaire pour éviter les inondations.

S’il est établi que l’auteur du délit a enfreint une obligation légale, on demande la preuve du dommage causé à la suite de ce manquement au devoir.

Faute contributive

La réclamation d’une faute contributive est l’une des réclamations défensives auxquelles l’auteur du délit a recours. La réclamation est énoncée à l’article 68 de l’ordonnance, selon lequel la partie lésée est responsable des dommages qui lui sont causés – en tout ou en partie. Si l’auteur du délit parvient à prouver sa réclamation, le taux d’indemnisation sera réduit en fonction du montant des dommages dont il est responsable. Dans les cas où le tribunal accepte la demande dans son intégralité et le tribunal détermine que 100% de la faute contributive doit être imputée à la partie lésée, la partie lésée ne recevra pas d’indemnisation.

Prescription

N’attendez pas trop longtemps avant de déposer une réclamation en responsabilité délictuelle. La règle dit qu’une action en responsabilité délictuelle est prescrite dans les 7 ans suivant la date à laquelle la cause d’action est survenue (il existe des exceptions à la règle). Il est donc important de consulter un avocat spécialisé dans la responsabilité délictuelle afin qu’il puisse intenter une action en justice pour vous à temps, tout en joignant les documents et preuves qui étayeront vos réclamations.

En ce qui concerne les mineurs, la course au délai de prescription est différente et commence lorsque le mineur atteint l’âge de 18 ans.

En conclusion

Si vous êtes victime de blessures corporelles ou de dommages matériels à la suite d’un accident ou d’un incident, il est important d’agir avec sagesse et de consulter un avocat en responsabilité délictuelle dès que possible, afin qu’il vous guide. Il est important de documenter les dommages, de contacter l’hôpital (lorsqu’il s’agit de blessures corporelles – par exemple, en raison d’une chute dans une cavité dans la rue ou d’une blessure à la cheville), rassembler des preuves, conserver les reçus pour les dépenses que vous avez engagées et vérifier si vous avez une police d’assurance qui vous donne des droits liés à votre blessure.

L’équipe du cabinet est composée d’avocats spécialisés en droit de la responsabilité délictuelle, ils examineront votre cas et vous indiqueront s’il y a lieu de déposer une réclamation en responsabilité délictuelle et vous accompagneront jusqu’à vous recevrez une compensation.

Notre cabinet traite des différentes branches du droit, nous avons récemment créé un département de droit de la responsabilité délictuelle dans le but d’assister nos clients, de leur donner les conseils et de leur indiquer le traitement approprié. Maître Adi Berger et Maître Itamar Levy sont à la tête du département de la responsabilité délictuelle au sein de notre cabinet et ils vous conseilleront sur toutes les questions liées à ce domaine.

Responsabilité délictuelle

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