Aller au contenu

Juifs espagnols en France – Citoyenneté portugaise

Avatar

Joshua Pex

Les Juifs espagnols installés en France sont arrivés dans ce pays à la fin du XVe siècle, quelques temps après leur expulsion d’Espagne et du Portugal. Les Juifs d’origine française dont les ancêtres étaient espagnols sont éligibles à la nationalité portugaise.

Prenez contact avec un avocat spécialisé en droit de la citoyenneté de l’Union Européenne

Juifs espagnols en France

Le cabinet Cohen, Decker, Pex & Brosh peut porter assistance pour revendiquer la citoyenneté européenne aux Ashkénazes issus de pays européens tels que la France, l’Allemagne, l’Autriche, l’Autriche, la Hongrie, les Pays-Bas, la Belgique, la Russie et autres pays. Si vous détenez la preuve que votre famille fait partie des Juifs expulsés d’Espagne ou si vous avez connaissance d’une certaine généalogie espagnole dans votre famille, nous pourrons vous aider à le vérifier au moyen d’une recherche effectuée par un généalogiste (chercheur de racines) spécialiste qui vous aidera dans le processus de justification pour l’obtention d’un passeport portugais, pays membre de l’UE.

Avantages du passeport portugais :

  • Possibilité de séjourner et de se déplacer dans les Etats membres de l’Union Européenne.
  • Entrée aux États-Unis – sans besoin d’un visa préalable.
  • Permis de travail dans les pays de l’UE.
  • Création d’entreprise et/ou activité immobilière dans les pays européens.

L’arrivée des déportés d’Espagne et du Portugal en France

Le décret de l’Alhambra est le nom de l’édit d’expulsion des Juifs d’Espagne qui a eu lieu le 31 juillet 1492. Ce jugement brutal des rois d’Espagne a établi et façonné le modèle et le caractère du monde juif d’alors jusqu’à nos jours. Suite à leur expulsion de l’Espagne et du Portugal, de grands blocs de déportés ont trouvé refuge dans diverses villes françaises telles que Toulouse, Bayonne, Bordeaux, Perpignan ainsi que dans les villes de Provence telles que Montpellier, Marseille, Avignon, Nîmes, Nice et autres.

Au cours de la première vague d’immigration espagnole, les Juifs se sont installés en Provence, près de la frontière espagnole. Les autres arrivèrent par vagues en tant que marranes (Juifs convertis) des dizaines et même des centaines d’années après l’expulsion officielle. Les déportés du Portugal, qui ont connu une expulsion massive en 1497 tout comme les juifs espagnols cinq ans auparavant, ont rejoint leurs frères espagnols en France en agrandissant considérablement la population sépharade.

Avec le temps et jusqu’au XVIIIe siècle, les communautés de marranes espagnols et portugais continuèrent d’affluer vers les communautés espagnoles existantes. Des milliers de Juifs ont été accueillis par les français qui les considéraient, par erreur, comme de nouveaux Chrétiens. A cette époque en France, la population des marranes qui se comportaient comme des Chrétiens mais qui suivaient les règles de la Thora dans leurs foyers, était alors inconnue des Français. Ces Juifs ont fait prospérer les différentes villes de France en établissant d’énormes entreprises à travers l’Europe et se sont imposés comme une population française locale déterminante.

De nouvelles déportations de Juifs espagnols en France

Il est important de souligner que lorsque les déportés s’introduisirent au cœur même de la France, ils sont devenus la cible d’expulsions antisémites ou d’expulsions pour « incapacité commerciale à canaliser », ce qui ne profitera pas aux communes des différentes villes comme Montpellier, Bayonne et autres. Ces déportations étaient temporaires, généralement pour quelques années et dépendaient de la décision de l’un des marquis de la ville ou des responsables de l’église et non des papes ou des rois, ce qui affaiblissait les possibilités de déportation. Dans le même temps, les Juifs étaient souvent appelés à revenir dans les villes d’où ils avaient été expulsés en raison d’un décroissance économique locale. Bordeaux, contrairement à d’autres villes, a donné aux marranes (qui étaient considérés comme de nouveaux chrétiens) des privilèges sur les citoyens français, en les exonérant d’impôts dans les premières années de leur installation.

Les représentants éminents de la communauté juive espagnole vivant en France

Malgré les difficultés d’intégration, une grande partie des expulsés espagnols ont excellé dès leur arrivée en France. Ils ont adhéré au commerce local et aux professions telles que la médecine, le droit, la philosophie, l’écriture, l’enseignement supérieur, le dessin, la musique et la poésie. Les familles de déportés d’Espagne devinrent dignitaires des villes, par exemple : le médecin de Bordeaux Ramon di Granoljas qui acheta un appartement en 1526 au noble français Pierre Eyquem de Montaigne ​​(nom de famille donné aux nobles) qui possédait des domaines et mari d’Antoinette de Lopez – Chrétienne et descendante d’une famille de marranes espagnols. Leur fils, Michel Eyquem de Montaigne, fut le premier écrivain, philosophe, homme d’État, essayiste (auteur d’essais théoriques) et le philosophe éminent de la Renaissance française. Dominique Ram était un juriste brillant et l’un des rares Juifs à avoir réussi à obtenir la citoyenneté française accordée par le roi François Ier de France en 1542.

Juifs espagnols en France

Parmi les éminents Juifs espagnols de France, nous pouvons également citer l’un des leaders de l’industrie du vin en France, Antonio López dont le collaborateur était Pierre de Montaigne mentionné ci-dessus. Leurs vins étaient exportés en Belgique (ancienne Flandre), en Italie, en Angleterre et en Espagne et vendus dans toute la France. Les Juifs espagnols excellaient également dans l’enseignement universitaire – le médecin et enseignant Gabriel di Tarica était professeur de médecine à l’Université de Bordeaux et faisait également des échanges avec des marchands anglais, belges et espagnols. La famille portugaise Goba excellait en philosophie, poésie et droit.

Enfin, Antonio Henriques Gomez, qui était considéré comme un prodige dans le domaine du théâtre, de la littérature et de la poésie et dont les œuvres ont été traduites dans différentes langues européennes. Antonio a également excellé dans l’armée espagnole en tant qu’officier avant de venir s’installer en France.

Les Juifs espagnols au siècle des Lumières

L’implantation des marranes et des expulsés d’Espagne et du Portugal dans la société française ne s’est pas passée sans obstacles. Même lorsqu’ils étaient reçus par les autorités locales et munis d’un titre de séjour permanent, ils étaient souvent éloignés par le public français de toute activité de commerce de détail et de colportage. Cependant, ils pratiquaient le commerce du sel, de la colle, des vins, des bateaux et autres denrées avec des Juifs et des Gentils des pays voisins et le succès des transactions a fait prospérer l’économie et a fait grandir nom. En 1790, les Juifs de France sont reconnus comme citoyens français. La loi de l’émancipation a grandement contribué à l’établissement des juifs séfarades en France et, grâce à elle, les juifs se sont installés régulièrement et ont grandi dans les villes évoquées. Cela a permis la construction de nombreuses synagogues, mikvehs, de débiteurs de viande, d’écoles et de centres d’études de la Torah qui ont accompagné le processus d’émancipation.

Lisez d’autres articles sur les expulsés d’Espagne et du Portugal dans différents pays :

  1. La communauté des déportés espagnols aux États-Unis
  2. Les déportés espagnols et leur vie au Liban
  3. L’histoire de la communauté espagnole à Vienne, Autriche
  4. La communauté portugaise au Brésil
  5. L’implantation des Espagnols en Roumanie

Merci à M. Jonathan Gavrielov pour son aide dans la recherche et la rédaction de cet article ainsi que celle d’articles supplémentaires sur les communautés déportées d’Espagne dans la diaspora.

Si vous avez besoin d’assistance juridique pour l’obtention de la citoyenneté portugaise :

Le cabinet d’avocats Cohen, Decker, Pex & Brosh est spécialisé dans l’obtention de la nationalité portugaise pour les descendants des déportés. Si vous êtes l’un d’entre eux, prenez rendez-vous dans l’un des cabinets à Tel Aviv ou à Jérusalem.

Nous serons heureux de répondre à toutes vos questions et hésitations :

Juifs espagnols en France

: 03-3724722

        055-9781688

 : office@lawoffice.org.i

Contactez nous

Faire défiler vers le haut